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Suicide Club

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les avis de Cinemasie

5 critiques: 3.15/5

vos avis

52 critiques: 3.38/5



Yann K 4 Ammoral, nihiliste, puissement inspiré
Ordell Robbie 2 Médiocrité Royale
Junta 3 Une 1ère partie enquête passionnante puis ça vire au ridicule, dommage.
Ghost Dog 3.75 Autodestruction
Aurélien 3
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


Médiocrité Royale

Réalisé par un artiste célèbre au Japon comme poète d'avant-garde autant que comme cinéaste, Suicide Club souffre tout autant d'un vrai manque de rigueur formelle que d'incapacité à être à la hauteur de ses ambitions satiriques. Mais quelques idées délirantes mémorables maintiennent le film à flots.

Suicide Club tente entre autres de mêler une progression de type thriller à une satire Battle Royale-esque (l'idée de complot suicidaire a une vraie résonnance dans un pays où les informations traitent du suicide autant que des affaires de meurtre). Sauf que la partie satirique n'est pas développée: les personnages des filles utilisant le web pour exploiter la paranoia liée à la prolifération des suicides ne sont pas creusés, les vrais commanditaires ne dépassent pas le stade du clicheton rock'n'rollien, la déclaration du personnage de Ishibashi Ryo selon laquelle il serait son pire ennemi est à pleurer de superficialité, le discours sur l'incommunicabilité au Japon bien moins poussé que chez Kurosawa Kiyoshi, l'introduction de l'univers de la J Pop tombe comme un cheveu sur la soupe et la conclusion n'en pas une. Côté thriller, si Ishibashi Ryo joue plutot bien, le film est plombé par une mise en scène mêlant usage peu inspiré de la caméra à l'épaule et passages plus classiques où le réalisateur se regarde filmer. Certaines recettes nakatiennes sont de plus mal réemployées: la mauvaise utilisation d'un téléphone ringien ou l'usage du son comme facteur de peur...

Le film est heureusement sauvé par son sens du n'importe quoi. De la grosse surenchère gore (le sang des suicidés qui gicle sur le train, le rouleau formé d'assemblages de peaux humaines, les scènes d'autopsies) assi exagérée qu'irréaliste d'abord... Restent aussi quelques moments de n'importe quoi sympathique: le écolières qui se suicident avec des cris enthousiastes dignes de nos fameux "et un et deux et trois zéro", celle qui veut absolument être dépucelée avant de se jeter dans le vide, le vieux monsieur aux allures de clochard défoncé dans la maison des jeunes femmes, les plans d'écrasement au pied de bébés prisonniers sous des draps et surtout une armada rock'n'roll portée par un chanteur tendance mauvais clone de Marc Bolan. Et puis il y a le retour à zéro de l'intrigue pour déboucher sur...rien.

Un peu comme ce film oscillant au gré des plans entre très mauvais et sympathique n'importe quoi.



18 avril 2003
par Ordell Robbie




Autodestruction

Bizarre, vous avez dit bizarre ?

Des passages d'une médiocrité abyssale (les scènes de l'hôpital sont dignes d'un épisode de Guinea Pig), le traitement d'un phénomène de société parfois traité avec dillettantisme, du gore grand guignol qui n'avait pas forcément sa place ici, une interprétation qui laisse à désirer...

Mais aussi des instants de grâce morbide - à l'image du solo musical d'un clone de Kurt Kobain entouré de sacs de tissus gigotant dans un bowling privé, un scénario puzzle qui bifurque toujours là où on ne l'attend pas, des scènes traumatisantes de suicides collectifs dans une apparente bonne humeur masquant un désespoir infini, et surtout un tableau final d'un nihilisme ravageur où la société japonaise toute entière fait office de "Suicide club" tellement la pression qu'elle met sur les individus est grande, et tellement ce qu'elle a à leur offrir est superficiel.

Si on parvient à rentrer dans le trip, Suicide club laisse le souffle court et les pensées noires.

18 juin 2008
par Ghost Dog


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